L'Institut Roumain de Généalogie et d'Héraldique a été fondé à Iasi, en mai 1996, lorsque les participants au XXIIe Congrès de Généalogie et d'Héraldique ont constitué la première Assemblée Générale, choisissant un Président et un Chancelier.

Deux ans plus tard, en mai 1998, pendant le XXIIIe Congrès, l'Assemblée Générale a adopté les Statuts et a désigné les membres du Conseil Scientifique et du Comité Directeur. Le 13 janvier 1999, un arrêt du Tribunal de Iasi lui a accordé la personnalité juridique, en vertu de la Loi de 1924. En septembre 2002, au Congrès de Dublin, l'Institut devient membre de la Confédération Internationale de Généalogie et d'Héraldique.

La société a adopté le nom de Sever Zotta, un des plus réputés généalogistes roumains, promoteur enthousiaste des études généalogiques et fondateur de la revue Archives Généalogiques (Iasi, 1912-1913). Né en 1874 en Bukovine autrichienne, Sever Ritter von Zotta a été directeur des Archives de l'État à Iasi et membre correspondant de l'Académie Roumaine; il est mort en 1943, dans un camp de concentration soviétique.

La direction de l'Institut de Sever Zotta est assuré par un Comité Directeur, dont la composition actuelle a été établie en 2003: M. Mihai Dim. Sturdza, Président; M. Stefan S. Gorovei, Chancelier; M. Mircea Ciubotaru, Trésorier; Mme Maria Magdalena Székely et MM. Mihai-Rszvan Ungureanu et Petronel Zaharinc, membres. En 2005, M. Neagu Djuvara a été proclamé Président d'honneur de l'Institut.

 


 

La deuxième ville de la Roumanie, Iasi (ou bien Jassy) – capitale de l'ancienne Principauté de Moldavie du milieu du XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe – jouit d'une très belle position, ses sept collines justifiant la comparaison avec Rome (quasi nova Roma). Autrefois centre géographique de la Principauté, elle est, aujourd'hui, une « localité de frontière », à 17 km distance du Prut, rivière qui sert de frontière entre la Roumanie et la République de Moldavie.

Gravement meurtrie pendant la Seconde Guerre Mondiale par des bombardements atroces, la ville de Iasi a dû supporter, dans les années 50 – 60 de notre XXe siècle, d'autres blessures, non moins pénibles : au nom de « la lutte de classe », on a fait disparaître la plupart des maisons ayant appartenues aux familles aristocratiques et bourgeoises.

De nos jours, Iasi retrouve, petit à petit, sa place traditionnelle, en essayant d'accommoder les tendances de la vie contemporaine au bon sens et au bon goût hérités de ses traditions aristocratiques.